La Vallée de l'Adour

Au grés des marées, partez à la découverte d'un fleuve authentique, généreux et impétueux... où le jeu des couleurs et des lumières est un pur émerveillement pour les amoureux de la nature !

 

Poursuivez le long de ses affluents, la Nive, l'Ardanavy, la Joyeuse (ou Aran), la Bidouze... Vous serez tantôt immergé dans un environnement naturel remarquable, tantôt projeté dans l'Histoire de France, ses châteaux, ses bastides !

UN PEU D'HISTOIRE

 

L’Adour est un fleuve qui prend sa source dans les Pyrénées et se jette dans l’Océan Atlantique, après un parcours de quelques 320 km. De nombreux affluents se jettent dans l’Adour au sein du territoire Nive-Adour-Ursuia : l’Ardanavy, l’Aran (ou Joyeuse), la Bidouze et les Gaves Réunis (de Pau et d’Oloron). La Nive le rejoint à Bayonne.

Il est important de faire un bref retour vers le passé afin de mieux appréhender le fleuve, son apparence et sa signification locale. Pendant très longtemps, l’Adour se jetait en de nombreuses embouchures vers l’Océan, présentant un vaste delta. Un des principaux ports était celui de Capbreton.


Au XIVe siècle, des événements climatiques (pluies, envahissement du sable) comblent presque totalement cette sortie et la ville de Bayonne se retrouve inondée.
Au XVIe siècle, un incroyable projet verra le jour : donner une nouvelle embouchure à l’Adour, près de Bayonne. Dès 1571, le roi Charles IX chargera l’ingénieur Louis de Foix de la réalisation des travaux qui se clôtureront en 1578, sous le règne de Henri III. Bayonne sort alors enfin de ses eaux, jouissant d’un accès direct à l’Océan, et l'Adour retrouve son rôle de voie naturelle de transport de marchandises, reliant les vallées intérieures à l'Océan.

 

La pêche sur l'Adour

De tout temps, l’Adour a été une veine très importante sur le territoire, permettant le transport des marchandises et des passagers, avant l’arrivée du train ou de l’automobile.

 

On raconte que dès l’an 1000, des communautés de pêcheurs vinrent s’installer sur les bords du fleuve. De nombreux villages vécurent de cette activité car le fleuve était riche en saumons, lamproies, aloses, civelles…. Il est d’ailleurs amusant de penser qu’au XVIIIe siècle, les domestiques des maisons de nobles se plaignaient de manger du saumon tous les jours…

De nos jours, l’activité de pêche est très fortement réglementée, en particulier pour des espèces comme la pibale. Fidèles au fleuve, non moins 150 pêcheurs professionnels font encore vivre cette activité !

Adour et transport fluvial

Parallèlement à cette activité de pêche, de nombreux chantiers navals ont vu le jour sur les bords du fleuve. Fabriqués à partir de matières premières abondantes en ces lieux, comme le bois, nombre de galupes, gabarres, bachets, chalands, ou couralins sont sortis de ces chantiers.

Véritables instruments de travail, certaines de ces embarcations assuraient le commerce fluvial, transportant pierres, bois, vins, et autres productions en partance ou provenance de Bayonne.

Le long des rives, les cales gradins de Urt, Guiche ou Bidache sont les fidèles témoins de cette activité jadis florissante.

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